Les habitats d’intérêt communautaire

7 milieux sont considérés comme habitats d’intérêt communautaire sur le site Natura 2000 des Vallées de la Double.

Landes humides atlantiques tempérées à Erica ciliaris et Erica tetralis (Code N2000 : 4020)

La « Lande humide atlantique tempérée » est un habitat d’intérêt communautaire dominées par les bruyères, la molinie et des ajoncs. Cet habitat est très présent sur le site des « Vallées de la Double » sous les jeunes pinèdes ou en bordure de chemins et de plan d’eau, comme en bordure de l’étang de la Jemaye.

Cependant, les landes humides tendent à se refermer en raison de différents facteurs comme l’absence d’entretien ou encore la plantation de pins pour l’exploitation forestière.

Les landes humides ont un double enjeu de préservation puisqu’elles servent d’habitat à une espèce à enjeu patrimonial : le Fadet des Laîches, Coenonympha oedippus.

 Chênaie galicio-portugaises à Quercus robur et Quercus pyrenaica (code N2000 : 9230)

Cet habitat se développe sur des sols sableux, acides et pauvres en éléments nutritifs. Il est composé de différentes strates :

– la strate arborescente est claire et pauvre en espèces (chêne tauzin, chêne pédonculé, pin maritime)

– la strate arbustive recouvrante avec des ajonc, de la brande, bourdaine,…

– la strate herbacé dense en fougère

Cet habitat est en régression sur l’ensemble du territoire français. En effet, le caractère pionnier et transitoire de l’habitat rend sa conservation difficile au travers de la dynamique des peuplements. 

La présence du Chêne Tauzin constitue l’intérêt du milieu. Il apporte de la diversité, notamment au sein des massif doubleaux et landais en contribuant à la protection contre les incendies et servant de refuges aux prédateurs d’insectes nuisibles aux pins.

Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior  (code N2000 : 91E0)

Ces boisements linéaires localisés en bordures de rivières sont dominés par l’aulne dans les parties basses des strates arborées et par le frêne commun dans les parties hautes.

La forêt alluviale offre un complexe d’habitats formant des niches écologiques pour de nombreuses espèces floristiques et faunistiques d’intérêt. En effet, elle constitue des corridors de déplacements pour la faune, et notamment la loutre d’Europe et le vison d’Europe.

 

Prairies à Molinia (code N2000 : 6410)

Les prairies à molinies sont des formations végétales herbacées se développant sur des sols pauvres en éléments nutritifs (oligotrophes) où la nappe phréatique est fluctuante. La nappe battante détrempe donc le sol en hiver et le dessèche en été.

La végétation est dominée par la Molinie qui forme des touffes appelées “touradons”.

Les prairies acidiphiles à molinies constituent l’habitat d’intérêt communautaire le plus présent sur le site des Vallées de la Double. Ces prairies trouvent des usages historiques puisque la masse végétale produite dans ces milieux non fertilisés servait de foin ou de litière. Elles sont généralement gérées par fauchage ou pâturage extensif.

 Ces prairies constituent un habitat important notamment pour le Fadet des Laiches

Mégaphorbiaies (code N2000 : 6430)

La mégaphorbiaie est constituée d’une prairie dense de roseaux et de hautes plantes herbacées vivaces avec notamment de la Reine des prés, de la Salicaire…

Ce milieu est un stade intermédiaire nécessitant un minimum d’entretien pour perdurer. 

Cet habitat peut aussi offrir des refuges et des corridors de déplacement pour des espèces comme le vision d’Europe.

Vieilles chênaies acidiphiles des plaines sablonneuses à Quercu robur (code N2000 : 9190)

L’habitat se situe sur des dépressions engorgées d’eau avec des sols pauvres, acides et oligotrophe. La végétation est dominée par le Chêne pédonculé où la Molinie peut se développer et former des touradons.

Eaux oligotrophes très peu minéralisées des plaines sablonneuses (code N2000 : 3110)

L’habitat se présente sous forme d’un fin « gazon » généralement ouvert, peu élevé, laissant apparaître le substrat, la plupart du temps sous une mince lame d’eau. Les espèces ne fleurissent et fructifient que lors des exondations estivales ; elles se maintiennent cependant bien à l’état végétatif.